Entretien avec Mila Jeudy

Publié le par Alice

Bonjour ou Bonsoir tout le monde (eh oui on sait tous qu'un milliers de visiteurs viennent par jour ! ... au moins)

Mila Jeudy, la directrice adjointe à la Maison des Initiatives Étudiantes, a accordé quelques minutes à Contrepoint. Une rencontre sur son lieu de travail, en toute simplicité, pour parler du Festival ici et demain, THE festival artistique étudiant à venir en mars.




  • Le festival a attiré environ 80 000 spectateurs l’année dernière, en attends-on encore plus pour cette 7ème édition ? Quelles sont les prévisions ?

 L’année dernière, le festival n'a pas vraiment attiré 80 000 personnes. En fait, environ 10 000 festivaliers y sont venus chaque année depuis 2004. On plafonne car au niveau de la capacité des salles on ne peut pas faire plus. De toutes manières, notre priorité n'est pas la quantité mais plutôt la qualité de ce que l’on fournit. 

  • Comment le festival a réussi à se concrétiser ?

Le festival vient d’une demande du Conseil parisien de la vie étudiante (CPVE). Il y avait en son sein une commission de culture, composée en majorité d’associations culturelles et surtout de théâtre, qui ont fait la demande de disposer d’un lieu pour pouvoir concrétiser leurs créations. Suite à cela, au lieu de cloisonner la création étudiante, la Mairie de Paris a décidé de l’ouvrir à l’ensemble de la cité. Ainsi réquisitionner plusieurs lieux prestigieux de Paris a été possible, pour pouvoir en faire profiter à tout le monde.

Au départ, le festival était un peu bricolé, car on se contentait d’indemniser une centaine de  projets. Depuis trois ans, on se dote d’une production déléguée, qui nous aide à professionnaliser l’organisation, à réaliser la programmation, la technique… Cela fait quelques années maintenant que nous avons sur deux semaines, une cinquantaine de projets qui sont produits dans une centaine de lieux culturels prestigieux de Paris.


  • Quel est le principal but du festival ?

Finalement, ce qui est sous jacent dans ce festival et ce qu’on a envie de faire ressortir, c’est tout simplement de permettre aux pratiques amateurs d’être valorisées. Il est vrai que quand on est étudiants, on est assez « handicapés » dans l’accès à plusieurs dispositifs, pour exposer sa créativité. Les profils atypiques sont assez appréciés dans ce festival, par exemple, des anciens footballeurs du STAPS (ndl : Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), se sont mis à la danse il y a deux ans, et aujourd’hui ils sont très bons ! Globalement, nous mettons en avant la capacité des étudiants à oeuvrer, lorsqu’ils ont une passion. Nous leurs permettons de l'exprimer via les possibilités du festival.

  • Les salles sont-elles pleines ?


Cette année les plus grandes salles sont le Forum des Images et la Cité Internationale Universitaire. D’autre part, depuis l’année dernière, le nombre de projets a doublé, il est passé de 400 à 800 ! Le festival commence à prendre de l’ampleur et les étudiants se rendent compte que c’est un bon tremplin pour leurs activités. Pour le moment on essaye d’évaluer la fréquentation d’une salle de théâtre en fonction de sa capacité.

 

  • Qu’est-ce que la MIE apporte de plus au festival ?

 

La MIE est mandatée par la Mairie de Paris. Ce qui est fait dans le festival pendant deux semaines, c’est ce que la MIE réalise tout au long de l’année. En réalité, nous valorisons la création étudiante. Nous avons une mission, c’est justement d’essayer d’outiller au jour le jour les étudiants, grâce à des initiatives de solidarités locales, internationales ou même culturelles. C’était relativement logique que nous qui prenions la gestion de ce festival.

De plus, ce que nous apportons de plus c’est aussi au niveau de la méthodologie. En effet, nous accompagnons concrètement nos porteurs de projets. Nous travaillons énormément avec le CROUS, les universités pour que tout cet ensemble soit associé de manière optimale. En clair, ce qui est choisit pour le festival, ce n’est pas tant au niveau de l’excellence académique mais vraiment au niveau de l’intention qui se cache derrière un projet. Nous prenons en compte la passion de l'étudiant et ce qu'il peut investir, pour arriver à son but. Et c’est vrai qu’en faisant notre travail quotidiennement on est à même de pouvoir sentir ces choses. D'autre part, nous sommes privilégies pour les accompagner durant ces trois mois et faire en sorte qu'ils mettent en place leurs projets après la sélection en décembre, et les aider à aller jusqu'au bout de leurs idées.

 

  •      Y aurait il des anecdotes amusantes que vous pourriez nous raconter sur le festival ?

 

Je ne suis là que depuis un an, du coup je n’ai vu qu’une partie du festival. Sinon je n’ai pas tellement d’anecdotes à raconter. Par contre, l’année dernière il y a eu un petit clin d’œil sur Michael Jackson, avec son sosie. Nous avions peut-être prévu cet hommage, et cela a très bien marché.


Publié dans Interview

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sausse gomar 03/02/2010 18:50


avec milla jovovitch ahahah, bon ok je soors :)