Triangle de vie, ne vous fiez pas aux apparences...

Publié le par Alice

Triangle de vie .4392536716_74c1c14e5a.jpg.. Oui, mais encore ? Allez-vous sourciller. Cette exposition regroupe trois œuvres originales, conçues avec à du papier toilette. La galerie de la Maison des Initiatives Étudiantes accueille jusqu'au 18 mars, cette artiste étudiante de 26 ans ; Javiera Hiault-Echeverria ; une chilienne touchante.

Par hasard, Javiera eu l'idée de faire du crochet avec du papier toilette. C'est en détournant son utilisation que ses œuvres trouvent t
outes leurs originalités. Eh oui, ce matériau peut servir à autre chose qu'à s'essuyer le derrière.
Sans le vouloir, l'artiste chilienne a toujours travailler avec des supports quotidiens, en récupérant des objets dans la rue, ce qui est "plus accessible et plus libre" nous confie-t-elle, "C'est la débrouille !". Le concept est d'installer son tissage de papier toilette en forme de triangle, avec un néon caché dedans. Une autre création, faite de pierres, est accompagné d'une lumière clignotante pour l'effet angoissant. Pourquoi angoissant ? Lisez plus loin et vous saurez ce que se cache derrière ses triangles.

Une journée entière de crochets

En moyenne, une journée de travail est nécessaire à la réalisation d'un triangle. Durée pendant laquelle Javiera ne chôme pas : quand elle est lancée, elle ne s'arrête plus. Par exemple, pour la plus grande œuvre, celle qui trône au milieu de la première salle, environ 25h ont été mobilisé, ainsi que 195 rouleaux standards. Ça devait être sympathique, dans le supermarché, au moment de passer en caisse !

Grâce au festival, elle est plus motivée à entreprendre des démarches pour que des personnes importantes voit son travail. Actuellement en Master 2 d'Arts Plastiques à l’Université Panthéon-Sorbonne, elle a 8 ans d'études derrière et affirme "vouloir continuer dans sa lancée, tout de suite après le festival pour persévérer dans sa création, avoir des contacts ..." On ne peut que lui souhaiter de la chance pour la suite.

Clivage entre la légèreté de ses travaux et leurs significations

Mais outre le fait de surfer sur la tendance de la récup', ses créations reflètent une réalité plutôt sombre. Chili... Séisme, ces mots vous disent quelque chose ? Vous y êtes. En effet, elle est en phase avec l'actualité malgré elle, puisqu'elle a voulu créer un lien entre une technique de survie élaborée par les chiliens, lors d'un séisme, et son art. "Un chilien rencontre au moins un séisme au cours de sa vie, statistiquement parlant, même deux pour certains. Moi j'en ai vécu un, quand j'étais petite, mais il était assez faible" témoigne Javiera. Ses travaux font référence à l'espace "aménagé" par les décombres. Le but de la technique de survie est de se confiner dans un coin et de s'y fixer, pour que si des murs ou des morceaux de pierres viennent à tomber, l'endroit reste protéger par ce fameux triangle. Néanmoins, "libre à chacun d'interpréter comme il le souhaite" nous précise-t-elle.

Vous voulez en savoir plus ? L'exposition ouvre de 14h à 20h en semaine, et de 10 à 19h le samedi. Pas la peine de rester des heures, alors après votre apéro' entre potes le samedi après-midi à Bastille, vous filez voir l'expo' et puis c'est tout comme dirait
Philippe Lucas
.

Galerie de la MIE : 50, rue des Tournelles - 75003 Paris
.

 

 

Alice

Publié dans Exposition

Commenter cet article