La presse : ni pute ni soumise

Publié le par Alice

Avant hier, le 3 mai 2010 (journée mondiale de la liberté de la presse), tout le monde se réjouissait des avancées faites en termes de liberté de presse. Des progrès indéniables ont été atteints grâce à l'Assemblée générale des Nations Unies, il y a 20 ans, mais ce n’est pas le cas pour tous les pays hélas.

 

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L’histoire de la liberté de la presse commence  à Windhoek en Namibie, par un séminaire se tenant en 1991. Il en résulte alors l’adoption de la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes. Le constat aujourd’hui est de dire que, oui les pays occidents offrent des conditions plutôt propices au métier de journaliste ; mais non, tous ne sont pas au même niveau, notamment les pays plus démunis politiquement, économiquement, socialement, comme les pays du sud (les pays pauvres en général).

 N’oublions pas que la presse permet un contrôle du pouvoir, ce qui n’est pas négligeable surtout au temps de la Sarkozie. La France n’est pas si mal lotie, quoi que, restons sur nos gardes. C’est à ça aussi que sert cette journée mondiale, de ne pas prendre pour acquis les mieux de la liberté de presse, de se rappeler que la presse est un droit pour tous, que s’informer n’est pas un crime.

 Justement, parlons en des pays mal lotis. Des pays comme la Russie, l’Afghanistan et bien d’autres encore sont victimes d’hommes influents dans la sphère politique. Haut les mains, assassins de la liberté de presse ! Reporter Sans Frontières (RSF) en a dressé la liste. C’est la chasse aux sorcières contre la répression. Une carte de la liberté de presse a même été actualisé par RSF, qui établit un constat géographique par pays.


                L'exemple de la censure en Iran

  • La censure de la presse perpétuée par le président Ahmadinejad est sévère. Au nom des prisonniers politiques et au cinéaste emprisonné Jafar Panahi, le collectif Ruban vert met au point "l'action 1" choc, destinée à une prise de conscience de l'opinion générale. C'est au 59 rue de Rivoli qu'éclatent des sons des manifestations de juin. L'exposition prendra place dans un ancien squat d'artistes, qui sera recouvert d'un drapeau vert (couleur symbolique de la contestation iranienne).

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  • C'est dans un contexte politique et social très périlleux qu'évolue la censure, voulu par le gouvernement iranien. Concrètement, aucunes caméras n'est autorisées à filmer les scènes de manifestations. Les journalistes étrangers n'ont pas le droit d'exercer en Iran, sous peine d'être expulsé. Et la cerise sur le gâteau, les journaux locaux ont pour interdiction de travailler. Désormais, le concept pour informer le monde entier, c'est : "Un citoyen = un média". Armés de leurs culots, ils informent le monde des horreurs subis par les manifestants.

            
 

Un dessinateur de presse tchadien contraint à l'exil pour s'être frotté à des sujets sensibles

  • Adjim Danngar, dessinateur de presse de 27 ans, pour le journal satyrique  Le Miroir, s'est vu conférer des injures, des menaces et même des violences physiques. Pourquoi ? Pour le simple exercice de son métier au Tchad. Il dénonçait, via ses dessins, le gouvernement tchadien, mais aussi la guerre du Darfour ou les trafics frauduleux impliquant la famille du président Idriss Deby Itnoen. Bref, c'en est assez pour le gouvernement, qui prend une décision pour le moins arbitraire : il envoie le dessinateur en France en 2004.
  • La maison des journalistes a permis à des dessinateurs de presse, dont Adjim, de les laisser s'exprimer, le 28, 29 et 30 avril, à l'occasion d'un performance artistique, sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris. De plus, la maison présente l'exposition "Danger !" , composée de dessins de presse, du 3 au 21 mai 2010. L'entrée y est libre.





Renseignements : - Action 1, collectif Ruban vert, du 5 au 16 mai, 59, rue de Rivoli, 75001 Paris                                    Entrée libre, du mardi au vendredi de 13h à 20h et le samedi de 11h à 20h.


                           http://www.rubanvert.org/

                           - Twitter de ruban vert.

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Laurent 24/10/2010 23:21



"C’est à ça aussi que sert cette journée mondiale, de ne pas prendre pour acquis les mieux de la liberté de
presse, de se rappeler que la presse est un droit pour tous, que s’informer n’est pas un crime."


 


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