Enter the Void : un chef d'œuvre de plus

Publié le par Alice

Enter the Void ; "mélodrame psychédélique" selon Gaspar Noé. On ne fait pas que le regarder, on le vit. Quand on connait un minimum le réalisateur, on sait à quel type de film s'attendre. Autrement dit, le genre de film aux antipodes du film "standard". Je remarque une impression commune vécue pendant le film ; c'est le "trip". C'est le terme utilisé par le magazine des cinémas UGC (mai 2010, n°189), par quelques spectateurs et surtout par Gaspar lui-même.

 

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"Enter the Void est un film de grand malade" juge Léonard, qui trouve le film "un peu trop long [2h34], surtout les scènes de coït à la fin". Certes, pour les maux de dos ce n’est pas top, mais quand on vit un trip pareil avec Oscar (Nathaniel Brown), on ne pense pas trop à l'heure qui tourne, je crois. Je dirai même que ce film arrête le temps. Gaspar explique que : "si le film dépasse aujourd'hui les deux heures, c'est parce qu’il existe un temps naturel aux séquences. Si on essaye d'accélérer ce temps naturel, on arrive à des résultats trop informatifs et les situations ne vivent plus par elles-mêmes." (cf. interview de Gaspar Noé sur le site officiel du film.)

 

Entre la vie et la mort

 

Gaspar Noé,  en réalisateur prodigieux, nous fait vivre de l'intérieur la vie et la mort d'un dealer  nommé Oscar, installé à Tokyo avec sa sœur Linda. La vie se passe avec sa sœur, ses relations, ses deals, ses trips. La mort se passe dans son esprit, qui reste aux côtés de Linda, suite à la promesse faite étant petits, de ne jamais se quitter. On comprend plus tard pourquoi ils font le pacte de ne jamais se quitter : "Never, ever", comme le murmure la petite Linda.

 

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Ayant passé une partie de son enfance à New York, le réalisateur avait prévu d'y tourner le film initialement, après avoir pensé à la Cordillère des Andes et la France. C'est finalement le Japon qui l'a emporté, car pour lui : "Le Japon est le pays le plus fascinant qui soit et j'ai toujours eu envie d'y tourner un film" Il ajoute que " pour ce projet précis, avec son aspect hallucinogène nécessitant des couleurs très vives, Tokyo (qui est l'une des villes les plus colorées et avec le plus de lumières clignotantes que je connaisse) était donc le décor idéal".

 

Quand on y pense, le Japon est une mine de bizarreries avec tous ces trucs électroniques qui lobotomisent les gens ...

 

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Alice

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Mylène 07/06/2011 21:11



Salut Alice ;). Je passe de temps en temps sur ton blog héhé (faut bien se serrer les coudes entre futures journalistes =) ).
Enter the void est en effet un film de grand malade ! Faut aimer !
Et pour ce qui est du Japon, "Laurent" a plutôt bien commenté la chose (malgré une petite erreur: si tu vas làbas, c'est pas la tour 101 à Shibuya, mais la tour 109 pour faire les magasins
xD). 



Laurent 24/10/2010 23:05



c'est le pays du paradoxe, il y a pleins de trucs bizarres et pourtant les gens agissent de manière civilisée. Est-ce qu'une ville alliant le stress et la sérénité existe vraiment ? Est-ce qu'une
ville à la densité de population aussi condenser peut se permettre d'allier sécurité, hygiène et savoir vivre ? Oui cette ville existe et elle s'appelle Tokyo. Toi qui aime bien la mode, tu ne
pourrais pas partir de cette ville sans avoir rafler quelques articles de la tour 101 de shibuya ^^


"seul contre tous" et "irréversible" sont des films de Gaspard Noé que je te recommande ! J'ai pas encore eu le plaisir de voir "enter the void" parcontre.



Alice 25/10/2010 10:40



Merci Laurent j'ai vu ces films, qui sont très bons.